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Les formes, les énoncés et les opérateurs booléens

Les formes, les énoncés et les opérateurs booléens......................................................................................2


Les formes booléennes..............................................................................................................................2
Les énoncés booléens................................................................................................................................2
Les opérateurs booléens............................................................................................................................2
La négation............................................................................................................................................2
La conjonction......................................................................................................................................2
La disjonction........................................................................................................................................3
La tautologie et la contradiction...............................................................................................................3
La précédence des opérateurs logiques.....................................................................................................3
Les équivalences logiques.........................................................................................................................3
La simplification des énoncés booléens....................................................................................................4
Les propriétés des opérateurs booléens.........................................................................................................4
Simplification d'un énoncé booléen..............................................................................................................4
Les circuits logiques.................................................................................................................................5
Le circuit série.......................................................................................................................................5
Le circuit parallèle................................................................................................................................5

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Les formes, les énoncés et les opérateurs booléens

Socrate ‘’ Ce que dit Platon est faux’’


Platon ‘’Socrate dit la vérité’’

L'énoncé précédant est un paradoxe car si Socrate dit la vérité alors l'énoncé de Platon doit être faux
mais si l'énoncé de Platon est faux alors Socrate ne dit pas la vérité et l'énoncé de Platon doit être vrai !
Ce n'est que vers 1910 que de tels paradoxes de la logique formelle furent résolus par Russell et
Whitehead. Cependant vers 1854 Boole (1815-1864) présenta une étude systématique de la logique
mathématique. Il construisit les lois mathématiques des énoncés qui permettent d'obtenir une conclusion
valide. Le raisonnement fut alors transformé en une algèbre qui s'avéra un outil essentiel vers 1937
quand Claude E. Shannon, alors étudiant en génie électrique au MIT utilisa l'algèbre de Boole pour
simplifier les circuits électriques. La voie s'ouvrait vers les microprocesseurs d'aujourd'hui.

Les formes, les énoncés et les opérateurs booléens


Les formes booléennes
Une forme booléenne ou forme propositionnelle est une expression qui ne peut devenir vraie ou
fausse que lorsque la valeur de la variable est connue. Par exemple on ne peut décider de la
valeur logique VRAI ou FAUX de l'énoncé x < 5 qu'en connaissant la valeur de x. Cette expression
est une forme booléenne.

Les énoncés booléens


Un énoncé booléen ou une proposition est un énoncé dont on peut décider de la valeur logique VRAI ou
FAUX. Par exemple 2 < 5 est un énoncé vrai dans le cadre de référence des entiers.

Les opérateurs booléens


Les opérateurs booléens ou les connectifs sont des mots ou des symboles utilisés pour relier des
énoncés booléens simples. Les énoncés ainsi reliés s'appellent énoncés composés. Les connectifs
de base sont la négation (NON), la disjonction (OU) et la conjonction (ET). Les énoncés booléens
sont souvent représentés par les lettres p, q, r ou A, B, C...

La négation

La négation d'un énoncé booléen p se note ¬p, ou ~p. L'énoncé << non p >> est vrai si p est faux et est faux
si p est vrai. On utilise habituellement les symboles 0 et 1 pour représenter les valeurs logiques <<FAUX>>
et <<VRAI>>. Ceci est représenté par un tableau appelé table de vérité.
p ¬p
0 1
1 0

La conjonction

Si p et q sont deux énoncés booléens, la conjonction de p et q, << p ET q >>, est un énoncé qui est vrai si et
seulement si les deux énoncés sont vrais, autrement la conjonction est fausse. Voici la table de vérité de la
conjonction:

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Les formes, les énoncés et les opérateurs booléens
p q
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1

La disjonction

Si p et q sont des énoncés booléens, la disjonction de p et q, << p OU q >>, est un énoncé qui est
vrai lorsqu’au moins un des énoncés simples est vrai. Voici la table de vérité de la disjonction:
p q
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1

Les opérateurs servent à composer des énoncés plus complexes. Les valeurs de vérité de
ces énoncés sont affichées dans des tables de vérité. Voici par exemple la table de vérité
de l'énoncé << non p ou q >>:

0 0 1 1 0
0 1 1 1 1
1 0 0 0 0
1 1 0 1 1

La tautologie et la contradiction
Un énoncé qui est toujours vrai est appelé une tautologie et est noté << t >>, tandis qu'un
énoncé qui est toujours faux est appelé une contradiction et est noté << c >>.

La précédence des opérateurs logiques


Un ordre de priorité des opérateurs existe dans l'écriture et l'évaluation des énoncés
booléens. Par ordre de priorité de 1 à 5 nous retrouvons:
Les parenthèses
La négation
La conjonction (ET)
La disjonction (OU)
L'égalité, l'inégalité, la supériorité, l'infériorité...

Les équivalences logiques


Des énoncés qui ont la même valeur logique pour chaque ligne de leur table de vérité sont
dit équivalents. On dit que ces énoncés ont la même table de vérité.
Considérons par exemple les énoncés suivants: non( p et q ), non p ou non q et calculons
la table de vérité de chacun de ces énoncés:

0 0 1 0

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Les formes, les énoncés et les opérateurs booléens
0 1 1 0
1 0 1 0
1 1 0 1

0 0 1 1 1
0 1 1 1 0
1 0 0 1 1
1 1 0 0 0
Les résultats sont les mêmes dans la table de vérité nous concluons que ces énoncés sont
équivalents et nous notons ce fait ainsi:

La simplification des énoncés booléens


Les équivalences logiques qui décrivent les propriétés des opérateurs logiques, sont
utilisées pour simplifier les énoncés booléens et les circuits logiques.

Les propriétés des opérateurs booléens


Le tableau suivant donne les propriétés des opérateurs booléens qui peuvent être utilisées
pour la simplification d'énoncés plus complexes:

Idempotence
Associativité
commutativité
Distributivité
Identité

Complémentarité

Involution
Lois de De Morgan

Simplification d'un énoncé booléen


Les propriétés des opérateurs booléens sont utiles pour simplifier des énoncés plus complexes.
Examinons par exemple la simplification suivante:
distributivité
complémentarité
identité

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Les formes, les énoncés et les opérateurs booléens

Les circuits logiques

La logique des énoncés booléens trouve une application naturelle dans les circuits électriques et
électroniques qui sont au coeur même des ordinateurs.

Le circuit série

L'image suivante illustre deux contacts A et B, une tension à l'entrée et une charge. Le
circuit est en série car les deux contacts doivent être fermés pour que le courant circule
vers la charge.

Nous pouvons associer une table de vérité à ce circuit de la façon suivante:

contact contact
courant
A B
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1

Cette table de vérité établit tous les états possibles des contacts et les résultats sur le
courant. Ici << 0 >> indique que le contact n'est pas fermé et << 1 >> indique que le
contact est fermé. Nous reconnaissons facilement la table de vérité de la conjonction <<
ET >>. Il est habituel dans l'étude des circuits d'utiliser le point << . >> pour représenter la
conjonction. Ainsi les contacts A et B en série sont représentés par A.B.

Le circuit parallèle

L'image suivante illustre deux contacts A et B, une tension à l'entrée et une charge. Le
circuit est en parallèle car au moins un des contacts doit être fermé pour que le courant
circule vers la charge. L'image suivante illustre un tel circuit.

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Les formes, les énoncés et les opérateurs booléens

Nous pouvons associer une table de vérité à ce circuit de la façon suivante:

Contact Contact
Courant
A B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1

Cette table de vérité établit tous les états possibles des contacts et les résultats sur le
courant. Ici << 0 >> indique que le contact n'est pas fermé et << 1 >> indique que le
contact est fermé. Nous reconnaissons facilement la table de vérité de la disjonction <<
OU >>. Il est habituel dans l'étude des circuits d'utiliser le symbole << + >> pour
représenter la disjonction. Ainsi les contacts A et B en parallèle sont représentés par A+B.
La négation est représentée habituellement par une barre sur la lettre pour les circuits
logiques.
Pour simplifier les représentations graphiques nous pouvons laisser tomber la description
de la tension et de la charge qui n'ont pas d'intérêt pour notre propos. Nous obtenons les
illustrations suivantes où E indique l'entrée et S la sortie.

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